Le Hirak : dynamiques et racines historiques d'un mouvement pour la souveraineté populaire

Mis à jour : juil. 9

« C’est la part confisquée de démocratie, de liberté, de souveraineté, de citoyenneté, de justice et d’égalité devant la loi dans la construction d’un véritable État de droit qui a troublé les lendemains des indépendances. Et c’est cette part de liberté confisquée qui revient périodiquement, portée par de nouvelles générations, pour affirmer, haut et fort, que sans liberté des individus et des peuples il n’y a ni indépendance ni souveraineté nationale, ni développement économique, politique et social ». Tels seront les mots employés, dans un message adressé au peuple algérien en 2011, par Hocine Ait Ahmed, homme politique et l’un des Pères de la révolution algérienne. Ces propos résonnent d'une manière particulière de nos jours lorsqu’il s’agit d’analyser la situation institutionnelle et politique des États issus de la décolonisation.


Crédits image : Ramzi Boudina (Reuters)

Dans cette période décisive qu’est la décolonisation amorcée par les puissances occidentales au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Algérie fait indubitablement office de cas paradigmatique. Sa libération de près d’un siècle et demi de domination coloniale s'est faite au prix de sept années de guerre et plus de 250 000 victimes. L’indépendance acquise, cet ancien territoire français a néanmoins persisté à entretenir des liens très étroits avec la France via une exportation d’hydrocarbures à des tarifs préférentiels, l’accueil sur son sol des essais nucléaires français, ou encore les vagues successives d’immigration algérienne vers l’ancienne métropole, de sorte que la diaspora algérienne établie en France rassemble aujourd’hui plus de 2 millions d’individus. Pourtant au lendemain des accords d’Évian – qui scellent officiellement l’indépendance de la nation algérienne – le souvenir algérien semblait avoir disparu de l’autre côté de la Méditerranée. L’échec politique de ne pas être parvenu à administrer un territoire presque aussi grand que l’Europe occidental, des français d’Algérie expulsés de leur terre faisant face à un rejet sociétal sans précédent sont des raisons parmi d’autres qui conduisent l’historien Benjamin Stora à constater que « L’indépendance de l’Algérie, en France, sera suivie par une longue période d’abandon et de latence[1] ». De nos jours, la question algérienne tente de réapparaître, de manière sporadique, tout en demeurant analysée sous l’angle de sa relation avec l’ancienne administration coloniale. L’enjeu de cet article aura ainsi pour but d’éclairer au travers d’une approche originale les dynamiques que traverse une nation qui partage avec sa voisine méditerranéenne bien plus qu’une mer.


Le 22 février 2019 sera une date clé dans l’Histoire de la jeune Algérie. Ce jour-là, des centaines de milliers d’algériens descendent en masse partout dans le pays pour protester contre la tenue d’un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, devenu incapable de gouverner de par ses problèmes de santé successifs. Ils obtiendront finalement gain de cause. Le 2 avril, ce dernier est contraint de démissionner. Mais cela est loin d’épuiser les exigences du peuple algérien, qui réclame une refonte totale du système institutionnel, et le retour entre autres de la prééminence du pouvoir civil sur l’institution militaire.


La capacité de mobilisation rapide de toutes les franges de la population ainsi que l’espoir d’insuffler une dynamique nouvelle à la nation algérienne conduiront le mouvement à revêtir le nom de « hirak » (« mise en mouvement » en arabe). Au-delà de sa dimension fédératrice, le hirak se distingue également par son caractère pacifique – chose nouvelle pour un pays encore marqué par les traumatismes de la guerre civile des années 1990 – préférant aux armes la force des mots pour dénoncer le régime en place. Parmi toutes les revendications, où bien souvent d’ailleurs l’humour y prend une place prépondérante, une fresque attire notre attention. Elle met en parallèle deux temps, « 1962, territoire libérée » et « 2019, peuple libéré ». Cette opposition n’est pas anodine car elle appelle à une distinction fondamentale entre souveraineté, notion juridique et absolue, et indépendance, qui elle est politique et relative[2]. Cette grille de lecture proposée par le politologue Olivier Zajec nous invite par conséquent à nous demander comment la libération territoriale de l’Algérie en 1962 ne s’est historiquement pas traduite par celle du peuple algérien, faisant ainsi du mouvement hirak l’occasion pour la population algérienne d’accéder à son tour à Son indépendance.


L’Algérie post-indépendance, le « faux départ »


Lors d’un entretien réalisé auprès d’un militant hirakiste, ce dernier nous déclarait que « l’Algérie avait commis un faux départ ». Sans doute faisait-il allusion à l’été 1962, où aussitôt l’indépendance déclarée, « l’armée des frontières » composante militaire de la lutte anticoloniale menée par colonel Houari Boumediene, débarque du Maroc et de la Tunisie vers le centre et écrase la résistance intérieure affiliée au Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GRPA), branche civile du mouvement révolutionnaire algérien. Le bilan humain – plus de 2 000 tués – est si lourd que nombre d’algériens réinvestiront les rues pour clamer « sept ans, ça suffit ! (« sab’ā sinin barakat »). Ahmed Ben Bella, l’un des autres Pères de la révolution dont la « surenchère militariste » est facilitée par le soutien en armes du chef d’État égyptien Nasser[3], devient ainsi le premier président de la République algérienne, Houari Boumediene obtenant le portefeuille de la Défense (le ministre des affaires étrangères n’est autre qu’un certain Abdelaziz Bouteflika). Le début d’une prééminence du militaire sur le pouvoir civil qui dure encore aujourd’hui.


La question de l’articulation entre les institutions civiles et militaires était déjà au cœur des préoccupations pendant la guerre d’Algérie et même à l’origine de violences fratricide au sein du Front de Libération Nationale (FLN), le parti emblématique de la lutte anticoloniale algérienne créé dès le début de la guerre en 1954. L’assassinat par l’armée française en 1957 de Larbi Ben M’Hidi, qui prônait précisément la primauté du politique sur le militaire, ainsi que celui d’Abbane Ramdane, tué par ses propres compagnons d’armes, et qui militait quant à lui pour la mobilisation populaire plutôt que les « coups de mains de la guérilla », ont été un facteur déterminant dans ce que Jean Pierre Filiu nomme le « détournement » de l’indépendance algérienne[4]. Finalement, ce qui fut initialement un soulèvement populaire contre l’oppression coloniale aura été détourné en une lutte clanique sans merci qui profitera au « clan de Oujda[5] », forçant l’ensemble des Figures de la révolution algérienne, qui dénonçait ce coup de force militaire, à un destin tragique. Ainsi de Krim Belkacem (exilé puis tué), Hocine Ait Ahmed (exilé), Mohamed Boudiaf (exilé), Ahmed Ben Bella étant le seul à accepter de servir de « caution » à l’armée nationale populaire (ANP) du colonel Houari Boumediene.


A la tête d’un régime quasi-totalitaire fondé sur un parti unique – le FLN – ne souffrant d’aucune légitimité démocratique[6], Ben Bella dirige d’une main de fer l’Etat algérien. Après l’échec cinglant de la guerre des Sables menée contre le voisin marocain en 1963, il commettra toutefois l’erreur suprême en s’attaquant au « clan d’Oujda ». Sa volonté de se débarrasser d’Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères et protégé de Boumediene précipitera en effet la chute du Président algérien. Le 19 juin 1965, un Conseil de la Révolution dirigé par Houari Boumediene démet Ahmed Ben Bella et déclare assumer tous les pouvoirs. Le régime, en plus d’être autocratique, devient absolutiste, le raïs cumulant désormais, en plus de la présidence de la République, celle du FLN et du gouvernement. Pis encore, la création de la Sécurité militaire (SM) marque la dérive de l’État algérien en un régime dictatorial. Ce service de renseignement qui ferait pâlir George Orwell s’infiltre partout dans le pays (voire en dehors) et traque de manière brutale toute velléité d’opposition. Mohammed Khider, l’un des neufs chefs historiques de la révolution, est assassiné à Madrid le 4 janvier 1967 ; Krim Belkacem, ancien vice-président du GPRA et principal négociateur des accords d’Evian, est retrouvé étranglé le 20 octobre 1970 tandis que Hocine Ait Ahmed et Mohamed Boudiaf sont contraints d’organiser leur mouvement d’opposition depuis la Suisse et le Maroc.


Dans sa course à l’accession au statut effectif de « République démocratique et populaire », l’Algérie semble ainsi avoir commis un départ peu convaincant. Le décès prématuré du président Houari Boumediene en 1978 et synonyme de fin de mandat n’insufflera pas un nouvel élan démocratique à la dynamique politique algérienne, toujours marquée par l’emprise militaire. La présidence revient en effet à Chadli Bendjedid, ancien adjoint de Boumediene et officier le plus ancien dans le grade le plus élevé.


A nouveau privé de l’exercice de leur souveraineté, la frustration du peuple algérien se fait de plus en plus ressentir. Au contexte politique néfaste s’ajoute une conjoncture socio-économique particulièrement dégradée à partir des années 1980. L’Algérie est au bord de l’implosion.


Une nouvelle mise à mal de la vie démocratique : l’arrêt du processus électoral


Un quart de siècle s’est écoulé depuis la libération coloniale, et le peuple algérien ne semble toujours pas avoir récolté les fruits de son autodétermination. Si auparavant, une situation économique relativement favorable résultant de la rente pétrolière permettait de tempérer les contestations, la chute des cours du pétrole plonge l’Algérie dans la crise. Les revendications systémiques liées à la corruption, au primat du militaire, au népotisme, au clientélisme ou encore à l’hégémonie du parti unique sont attisées par les problèmes de chômage et de pénuries. Le 5 octobre 1988, ce dangereux cocktail finit par exploser. Des émeutes éclatent, les rues commerçantes de la capitale sont dévastées, les bâtiments associés à l’État (Poste, commissariat, service des impôts) sont la cible des manifestants tandis que les boutiques de luxe, associées aux barons du régime sont également saccagées. Le lendemain, l’état de siège est décrété par le président Benjedid, ébranlé par cette révolte, faisant passer toutes les autorités administratives et civiles sous commandement militaire. La répression est d’une brutalité sans nom, c’est la première fois depuis le coup d’État de 1965 que l’armée tire à balles réelles sur des Algériens ; un bilan provisoire dramatique fait état de plus de 500 morts.


Les effets de l’« Octobre noir » contraignent le chef d’État à opérer des réformes structurelles – il en va de sa survie politique. Il tente ainsi l’expérience de l’ouverture par l’adoption le 23 février 1989 d’une Constitution ouvrant la voie au multipartisme. Cette période « d’euphorie démocratique » se traduit dès lors par un dynamisme politique sans précédent. Des anciens partis d’oppositions au FLN sont réhabilités comme le Front des Forces Socialistes d’Hocine Ait Ahmed ou encore le Mouvement pour la démocratie en Algérie dirigé par Ahmed Ben Bella, de retour après dix années d’exil ; d’autres mouvements font leur apparition, ainsi du Rassemblement pour la culture et la démocratie et du Front Islamique du Salut (FIS), qui prône l’instauration d’une République islamique en Algérie. C’est précisément en raison de la montée en puissance de ce nouveau parti politique – les rassemblements mobilisent plus de 100 000 personnes à Alger, le 12 juin 1990 le FIS remporte les élections municipales – que l’euphorie démocratique vire rapidement au cauchemar. Alors que les premières élections législatives pluralistes sont prévues pour le 27 juin 1991, le FIS en désaccord avec le découpage électoral, fait le choix de la violence. L’état de siège est à nouveau décrété, le chef du gouvernement renversé, et les élections sont reportées au 26 décembre. Ces dernières verront la victoire écrasante du FIS, qui s’octroie 188 sièges très loin devant le FLN (18 sièges) et le FFS (25 sièges).


Si l’ensemble du spectre politique, du président lui-même au chef de l’opposition Ait Ahmed en passant par le premier ministre Sid Ahmed Ghozali déclare accepter le verdict des urnes et vouloir collaborer avec les islamistes, l’acteur institutionnel incontournable que sont « les généraux[7] », soucieux à l’idée de voir leur monopole politique remis en cause, ne voient pas le scrutin du même œil. Le 11 janvier 1992, la junte militaire menée par le Général Nezzar renverse par un (nouveau) coup d’État le Président de la République et suspend le processus électoral. Un Haut Comité d’État (HCE) est créé pour servir de façade politique au putsch tandis qu’il est fait appel à Mohamed Boudiaf, exilé au Maroc depuis trois décennies, pour assurer la présidence de la République. La fin d’une parenthèse démocratique qui aura duré à peine trois ans. Déterminé à réformer le système et combattre la corruption et le clientélisme de la junte dirigeante dans le but d’une société « solidaire et juste », Mohamed Boudiaf est assassiné le 29 juin 1922. L’Algérie entre dès lors dans un engrenage sanguinaire : attentats terroristes, massacres, enlèvements de toute sorte deviennent monnaie courante au cours de cette période tristement connue sous le nom de « décennie noire » qui plonge le pays dans les heures les plus sombres de son histoire. La guerre civile algérienne aura coûté la vie de plus de 200 000 algériens.


Était-ce le prix à payer pour que le peuple algérien devienne pleinement souverain et maître de son destin ? L’arrivée au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika ne prêtait pourtant guère à l’optimisme.


Bouteflika : Deux décennies marquées par l’absence d’alternance politique


Si l’histoire algérienne traduit la subtilisation de la souveraineté populaire au profit des diktats de l’institution militaire, on remarque que cette dernière s’est toujours efforcée de camoufler cette hégémonie via la mise en place d’un pouvoir civil de façade plus ou moins accommodant, les seuls chefs d’État à avoir osé contester cette suprématie ayant soit été éliminés (Boudiaf) ou alors contraints à la démission comme ce fut le cas avec Liamine Zeroual en septembre 1998. Lorsqu’en 1999 la junte dirigeante se tourne vers l’ancien ministre des Affaires étrangères Abdelaziz Bouteflika pour assurer la présidence, ce dernier déclarera qu’il ne voulait pas d’une présidence « aux trois quarts ». Sans doute certains y auraient vu un motif d’espoir avec le retour d’un pouvoir civil fort. Il n’en sera rien. Le journaliste Farid Alilat dans son récent ouvrage met en évidence le dédain du président Bouteflika à l’égard tout processus démocratique et sa volonté farouche d’obtenir (paradoxalement) l’approbation militaire « il ne croit pas du tout à la démocratie, au pluralisme politique et à la transparence des urnes (…) ‘je préfère que les militaires m’intronisent’ tranche-t-il[8] ». Conscients que les dés sont joués d’avance, l’ensemble des candidats se retirent pour protester contre cette fraude. Le 15 avril 1999, Abdelaziz Bouteflika est élu en obtenant 73,8% des suffrages. D’ailleurs tous les mandats de Bouteflika (2004, 2009 puis 2014) seront reconduits selon un scrutin réalisé à la discrétion pleine et entière de la junte, les citoyens algériens se contentant de jouer le rôle de chambre d’enregistrement des manigances des généraux. La souveraineté populaire ainsi bafouée, la totalité du pouvoir se concentre désormais aux mains d’un autocrate devant composer avec les luttes claniques de la junte. La santé déclinante du chef de l’État, marquée notamment par un accident vasculaire cérébrale en 2013 le rendant quasiment impotent, est une aubaine pour les militaires, dont la marge de manœuvre se retrouve considérablement élargie. La conclusion de l’historien Jean-Pierre Filiu est implacable : la présidence algérienne n’est désormais « plus qu’un théâtre d’ombres ».



On ne peut saisir les enjeux du mouvement hirak sans référence à l’histoire mouvementée traversée par l’Algérie. Nous avons ainsi tenté, à travers cette chronique qui retrace près de six décennies de confiscation de la souveraineté populaire, d’éclairer les dynamiques à l’œuvre actuellement au sein de ce mouvement de contestation. La question qui se pose désormais est de savoir si le hirak est-il susceptible d’inverser des tendances ancrées depuis la naissance de l’État algérien. « Yetnahaw gaâ » (qu’ils dégagent tous), slogan souvent repris par les manifestants, témoigne de la résolution du peuple algérien à être pleinement maître de son destin via la refonte totale d’un système défaillant. Les premiers éléments de réponse ne semblent néanmoins pas présager une issue favorable au mouvement. L’intérim présidentiel a en effet été assuré par Abdelkader Bensalah, président du Sénat et soutien inconditionnel au cinquième mandat de Bouteflika, tandis que l’actuel chef d’État, Abdelmadjid Tebboune fut son ancien premier ministre. Essoufflé par la crise sanitaire et en difficulté à inculquer une consistance politique à la contestation, le hirak n’a pour l’instant obtenu aucune avancée significative si ce n’est une modeste mention au sein du texte constitutionnel. Le fossé entre la classe dirigeante et la société civile, fortement entamé par une sévère répression[9], ne cesse de s’élargir avec comme conséquence un taux de participation extrêmement faible aux échéances démocratiques[10]. L’Algérie se retrouve à nouveau dans l’impasse.

[1] Stora Benjamin, Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, Rapport remis au Président de la République, Janvier 2021, p.9, [2] Zajec Olivier, Cours magistral de théorie des relations internationales, Université Jean Moulin Lyon III, 2020-2021 [3] Filiu Jean-Pierre, Algérie, la nouvelle indépendance, éditions du Seuil, décembre 2019, p.17-18 [4] Ibid., [5] Expression utilisée pour désigner le groupe politico-militaire rallié autour du colonel Houari Boumediene dans la ville de Oujda à partir de 1956. C’est son « armée des frontières » qui écrasera la résistance intérieure en 1962. [6] Leca Jean et Vatin Jean-Claude, L’Algérie politique. Institutions et régime, FNSP, Paris, 1975 : « Ni l’indépendance de l’Algérie, ni la légitimité du FLN ne découlent d’une consultation populaire, si solennelle soit-elle. Elles résultent de l’histoire de la libération. La légitimité du FLN comme parti unique est historique, les élections n’y ajoutent rien. Le processus d’investiture du FLN est parfaitement étranger aux mécanismes de la démocratie classique ». [7] Larbi Belkheir, directeur de cabinet à la présidence, Mohammed Mediene chef du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), héritier de la SM, et Khaled Nezzar chef d’état-major [8] Alilat Farid, Bouteflika, L’Histoire secrète, éditions du Rocher, p.175 [9] Le nombre des détenus politiques s’élève à plus de 260 ; l’Algérie occupe la 146e place du classement mondial de la liberté de la presse, https://rsf.org/fr/classement [10]Le referendum constitutionnel du 1er novembre 2020 ainsi que les élections législatives de juin 2021 n’ont rassemblé qu’à peine un quart des électeurs, des chiffres historiquement bas

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