La démocratie l’emportera-t-elle sur la junte militaire au Myanmar ?

Le 1er février 2021 marque le basculement du Myanmar (Birmanie) dans une nouvelle période autoritaire, suite au coup d’État orchestré par le Chef d’État-major Min Aung Hlaing. Si le schéma semble familier ; le pays ayant été sous le joug de plusieurs juntes militaires depuis 1962 et n’ayant entamé un processus de démocratisation que depuis une dizaine d’année ; la Tatmadaw (armée nationale) se heurte cette fois à une très importante résistance de la population.


Le coup d’État du 1er Février : un retour en arrière suscitant la colère de la population


Le coup d’État militaire du 1er Février ; jour où l’assemblée législative devait former un gouvernement suite aux élections de novembre 2020 ; a commencé par l’arrestation des dirigeants du pays : la Conseillère État Aung San Suu Kyi, icône nationale de la démocratie ; et le président Win Myint. L’assignation à domicile des députés et la loi martiale ont ensuite été décrétés, ainsi qu’un gouvernement d’exception, le SAC