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L’Académie Internationale de la Paix à Genève pour la Journée Internationale des Casques Bleus

Le mardi 1er Juin 2021, l’équipe encadrante de l’Académie et l’ensemble de ses analystes stagiaires étaient présents au Palais des Nations à Genève pour la Journée Internationale des Casques Bleus. En présence de Monsieur Laurent ATTAR-BAYROU, président de l’Association Internationale des Soldats de la Paix qui parraine l’Académie, et de ses camarades casques bleus, la journée a été l’occasion de rendre hommage à l’engagement de toutes les générations et de dresser l’état des lieux des activités de l’Académie.


La délégation de l’AISP/SPIA au complet dans la salle de l’Assemblée Générale du Palais des Nations à Genève. Crédits : AISP/SPIA


Réunir l’ensemble de la délégation dans une même photo ne constitue pas seulement un souvenir, c’est la concrétisation dans un même instant de l’union des générations entres les anciens casques bleus et les enfants du Programme des Jeunes Faiseurs de Paix. Ce programme, conçu en 2018 sur le modèle de l’initiative de notre délégation ukrainienne, est désormais déployé dans plusieurs Conseils Municipaux des Enfants de la région Auvergne – Rhône-Alpes (France). Le Président Laurent ATTAR-BAYROU a d’ailleurs saluer l’engagement bénévole de Baptistine PIGNOL et Alexandra PERRET, les responsables du programme.

La délégation des Jeunes Faiseurs de Paix avec Laurent ATTAR-BAYROU (Président International AISP/SPIA), Madame Tatiana VALOVAYA (Directrice Générale de l'Office des Nations Unies à Genève) au centre, et mesdames Baptistine PIGNOL et Alexandra PERRET (responsables du programme). (Crédits : AISP/SPIA)


Les Jeunes Faiseurs de Paix se sont personnellement investis dans la journée, conscient de leur chance d’être présent aux Nations Unies. Le programme se poursuivra l’année prochaine auprès des écoles, continuant la mission de sensibilisation de l’Académie, et permettant de toucher plus directement les jeunes.

L’Académie poursuivra également sa mission de formation. Ceci, par l’accueil de jeunes de tout cursus, des Relations Internationales à la Gestion en passant par le droit. L’occasion pour eux d’être intégré à l’Association Internationale des Soldats de la Paix comme stagiaires, mais surtout de faire leurs armes en tant que jeunes analystes professionnels. La Journée Internationale des Casques Bleus était justement l’occasion de remettre les diplômes de la promotion 2021 de l’Académie de la Paix, baptisé Aristide Briand.

Ce nom met à l’honneur un ministre des affaires étrangères français, qui s’est associé au secrétaire d’Etat Américain Frank Kellog pour signer le fameux pacte Briand Kellog en 1928. Par ce pacte, les États renonçaient à la guerre comme instrument de politique internationale. C’est donc un baptême riche en symboles. L’entre-deux guerre était une période de transition pour les systèmes mondiaux avec tout ce que ça implique comme troubles, et s’achevant avec la fin de la seconde guerre mondiale. Il nous rappelle donc que la Paix est fragile et doit être défendu, parfois par la force comme vous l’avez fait, mais aussi par les idées comme se propose de le faire vos enfants. C’est aussi un rappelle que même dans les moments d’instabilité, les États peuvent s’entendre pour le bien commun, et poser les bases philosophiques des Nations Unies qui nous accueillent aujourd’hui. Tel est le message sensibilisateur que portent les jeunes de l’Académie.


Louise MASSON (Liaison officer AISP/SPIA et major de la promotion Aristide Briand), Amaury DUFAY (responsable du Programme Académie de la Paix) et Laurent ATTAR BAYROU (Président International AISP/SPIA). (Crédits : AISP/SPIA)


Cette année, en dépit des conditions sanitaires, a été très constructive au plan général. Pour s’adapter au contexte et maintenir les activités de l’Académie, la décision a été prise par le Comité d’Honneur et l’équipe encadrante de resserrer l’action de l’académie autour de 4 axes :

- Sécurité et Relations Internationales

- Méthodologie

- Droit de l’Homme.

- Langues

En matière de Sécurité et relations internationales, les rédacteurs et analystes de l’Académie ont effectué un travail remarquable par leurs publications. Les sujets concernent bien entendu la région du Moyen Orient, mais également l’Europe orientale, les régions polaires, les questions de souveraineté à l’épreuve des enjeux environnementaux. Les créations concrètes sont des articles, des présentations thématiques, et des tables rondes. Une prise de position forte a également été prise à l’occasion de la Journée Internationale des Sciences et de la Journée Internationale du Droit des Femmes. La science constitue une aire de coopération pacifique et un vecteur de pacification significatif, qui a pris une importance de premier plan avec la crise sanitaire. Enfin, les droits humains, et les questions d’égalité indistincte des droits, sont un facteur de paix civile qui mérite toute l’attention de l’Académie.

Sur la méthodologie, les travaux ont porté sur la neutralité et les méthodes de recherches. C’est un travail qui a été accompli grâce aux interventions du professeur Livient, et qui se poursuit aujourd’hui par un encadrement bienveillant et un travail de concerté entres les équipes encadrantes et les analystes junior. Enfin, le cadre et les conditions de publications au sein de l’AISP / SPIA et de l’Académie ont été réformées pour s’aligner sur les critères universitaires de neutralité, de rigueur et de mise en forme.

L’environnement a également été à l’honneur, avec un travail de fond réalisé en vue de la création d’une journée internationale des îles et une série d’article sur les possibles contradictions entres enjeux environnementaux et souveraineté étatique.

Les 4 axes d’actions vont nous permettre de concentrer nos efforts pour l’année à venir.


Où allons-nous désormais ?

Amaury DUFAY, responsable du programme Académie de la Paix. (Crédits : AISP/SPIA)


Nos efforts pour l’année à venir porteront tout d’abord sur la mission de formation de l’Académie. Nous souhaitons renforcer et diversifier notre offre. Il s’agira d’abord d’un renforcement des activité actuelles d’accueil et de formation des nouvelles promotions d’analystes junior par la rédaction d’article et d’études de cas plus diversifiées et nombreux.

En matière de formation, les efforts se porteront sur la poursuite des formations pour la protection du littorale et surtout le renforcement des formation linguistiques. La diversification de l’offre passera ici par la mise en place d’une nouvelle formation dédié à un sujet d’avant-garde : le spatial. Le retour des politiques de puissance conduit aujourd’hui à un nouvel âge de conquête spatial, parfaitement émergent, où le besoin de formation net de sensibilisation est énorme. C’est pourquoi au sein de l’Académie, nous souhaitons mettre en place un processus de formation, qui prendra probablement la forme d’un cycle de conférences, à l’attention des étudiants et jeunes professionnels, dont l’objectif sera de donner aux intéressés toutes les clés de compréhension du paysage spatial actuelle.

Plus que jamais, l’Académie souhaite donc se positionner sur les sujets contemporains les plus actifs de la préservation de la paix, et pourra même envisager à terme l’investissement de nouveaux locaux pour ses développements futurs.